Ludique et Fantasmagorique

On peut en savoir plus sur quelqu'un en une heure de jeu qu'en une année de conversation. [PLATON]

08 septembre 2008

La comtesse sanglante

Roman historique écrit par Andrei Codrescu

sanglante

Quatrième de couverture :

Erzébet Bàthory (1560-1614). Comtesse hongroise. Jugée pour avoir torturé et asassiné plus de 650 jeunes vierges afin de se baigner dans leur sang et conserver ainsi une éternelle jeunesse. Emmurée dans un de ces châteaux et nourrie par l'intermédiaire d'une trappe à la fin de a vie. Enfant douée d'une intelligence et d'un don d'initiation sans limites, tenue à distance par une mère glaciale, et témoin à l'âge de neuf ans, du viol et du meurtre de ses soeurs.

Drake Bàthory-Keresztur. Descendant de la comtesse. Amricain d'origine hongroise, de retour à Budapest après l'effondrement du communisme alors que les factions royalistes et fascistes tentent de retrouver le pouvoir. A la recherche d'archives sur son ancêtre Erzébet. Mêlé au meurtre d'une jeune fille.

Deux histoires singulières. Le récit effroyable d'une femme gouvernée par des pulsions destructrices. Et celui d'un homme piégé, qui va découvrir qu'il est l'instrument de son aïeule. Deux histoires sans lien, mais qui se donneront rendez-vous dans la plus haute tour d'un château pris dans la tempête...
Triller historique, La comtesse sanglante repousse les limites du baroque et relie deux mondes fascinants autour d'une intrigue machiavélique. Un oeuvre puissante sur la nature des sentiments, la sexualité et la cruauté. Un univers proche de celui de Stephen King ou Bram Stoker. Terrifiant.

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Mon avis :

Le roman d’Andrei Codrescu met en parallèle deux histoires : celle de la comtesse, depuis son enfance jusqu’à sa mort, qui fut jugée pour avoir torturé et assassiné environ 650 jeunes vierges afin de se baigner dans leur sang, et de conserver, par ce moyen, sa jeunesse. Bénéficiant de protections politiques, elle fut emmurée dans l'un de ses châteaux où elle vécut cinq années, nourrie par une trappe, avant de s'éteindre. Enfant extrêmement intelligente, douée d'un don d'imitation et d'une curiosité sans limites, elle est tenue à distance par une mère glaciale et marquée à 9 ans par des événements d'une violence extrême (ses soeurs sont violées et assassinées sous ses yeux). Nous la voyons grandir entourée de sorcières, d'astrologues, d'alchimistes et de précepteurs catholiques et luthériens qui se livrent une guerre sans merci pour son âme.  Et d'un autre côté, celle d’un de ses descendants imaginaires, Drake Bàthory-Keresztur. Américain d'origine hongroise, il retourne à Budapest après l'effondrement du communisme, alors que toutes sortes de factions royalistes ou fascistes tentent de retrouver le pouvoir par la force ou par les urnes. Correspondant de presse, il recherche, dans les archives, des documents relatifs à sa fameuse ancêtre et se trouve mêlé au meurtre d'une jeune fille, pris dans un engrenage machiavélique. Il échappe aux poursuites judiciaires en Hongrie, mais à son retour aux Etats-Unis il se rend aux autorités de New York.

L’ouvrage possède, de plus, des éléments infimes au vampirisme par les notion de sexualité et d’immortalité. En effet, obsédée par le sang, et son pouvoir de rajeunissement, n’hésitant pas à pratiquer une certaine forme de cannibalisme sur ses victimes, Erzébeth Bàthory n’en est pas moins l’un des personnages historiques à avoir le plus inspiré le mythe.
Si les parties historiques, bien que librement adaptées, sont intéressantes et bien menées, il n’en va pas de même pour la partie contemporaine, qui brille par ses lourdeurs, son côté fantastique mal maîtrisé et ses personnages peu aboutis.

Ma note : 2.5/5

Lu dans le cadre du challenge ABC 2008.

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18 février 2008

Le Joueur d'échecs

De Stefan Zweig

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Quatrième de couverture :

Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de 20 ans ? voilà un mistère que le passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.
Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières, de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.

Une fable inquiètante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, "pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons".

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Mon avis :

Prisonnier des nazis, Monsieur B., en dérobant un manuel d'échecs, a pu, à travers ce qui est devenu littéralement une folle passion, découvrir le moyen d'échapper à ses bourreaux. Libéré, il se retrouve plus tard sur un bateau où il est amené à disputer une ultime partie contre le champion Czentovic. Une partie à la fois envoûtante et dérisoire... L'auteur oppose ces deux grands joueurs d'échecs par des caractères différents : Monsieur B est un homme très cultivé, fin, sensible, éprouvant des sentiments et ayant vécu une lourde période. Tandis que Czentovic a reçu le don du joueur d'échecs, il est inculte, insensible et arrogant.

Un bel ouvrage. L’auteur à une écriture pleine d’humanité et de profondeur. J’ai du mal à exprimer mon opinion tellement ce récit m’a touché. Toujours la même question me vient : comment peut-on en arriver là ?  D'ailleurs, lorsque ce texte paraît à Stockholm en 1943, Stefan Zweig, désespéré par la montée et les victoires du nazisme, s'était donné la mort l'année précédente, en compagnie de sa femme...

Ma note : 4/5

Ce livre a été lu pour le challenge ABC.

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18 décembre 2007

Eva Luna

D'Isabel Allende

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Quatrième de couverture :

Isabel Allende renoue avec sa jubilation de "raconteuse" qu'on avait vu a l'oeuvre dans son premier roman, La maison aux esprits. (...) Eva c'est l'énergie de vivre faite femme.
Josyane Savigneau, Le Monde

Comédie, tragédie, l'univers d'Eva est un théâtre cocasse et cruel peuplé de paumés, de vieux fous, de mères maquerelles, de guérilleros, de géréraux sentimentaux (...). Superbe roman provocant et baroque.
Ph. D., Le point

Isabel Allende est une de ses rares bienfaitrices qui joignent un humour d'enfer à un rythme sans faiblesse et dont les personnages sont inoubliables.
Pierrette Rosset, Elle

Qu'on ne s'y trompe pas : ce roman musclé, allègre, n'est pas un simple divertissement. Il est de la tradition picaresque, style Gil Blas. Le "picaro" apporte désinvolture et gaité là où les autres plient et se lamentent. Il met sa fierté à se moquer de l'oppression et s'est ce que fait Eva Luna, ensorcelante héroïne.
Claire Gallois, Paris Match

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Mon avis :

Eva Luna, l’héroïne de l’histoire, nait de Consuelo (sauvée par des missionnaires étant encore bébé) et d’un indien (sauvé par Consuelo), en Amérique du sud et plus exactement au Chili, sous la dictature du général Pinochet. Nous traversons un pays ravagé par la misère, l’oppression et le désespoir. Mais Eva Luna a hérité d’un caractère optimiste et d’un don, celui de raconter des histoires. Malgré la dureté de la vie quotidienne, elle transmettra l’espoir aux personnages rencontrés grâce à ses récits rocambolesques. Un livre très intéressant que se soit du point de vue historique que de l’histoire fictive en elle-même.

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Ma note : 3,5/5

Ce roman a été lu pour le challenge 2007.

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04 décembre 2007

L'ami retrouvé

Par Fred Uhlman

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Quatrième de couverture :

Agé de seize ans, Hans Schwarz, fils unique d'un médecin juif, fréquente le lycée le plus renommé de Stuttgart. Il est encore seul et sans ami véritable lorsque l'arrivée dans sa classe d'un garçon d'une famille protestante d'illustre ascendance lui permet de réaliser son exigent idéal de l'amitié, tel que le lui fait concevoir l'exaltation romantique qui est souvent le propre de l'adolescence.
C'est en 1932 qu'a lieu cette rencontre, qui sera de courte durée, les troubles déclenchés par le vanue de Hitler ayant fini par gagner la paisible ville de Stuttgart. Les parents de Hans, qui soupçonnent les vexations que subit le jeune homme au lycée, décident de l'envoyer en Amérique, où il fera sa carrière et s'efforcera de rayer de sa vie et d'oublier l'enfer de son passé. Ce passé qui se rappellera un jour à lui de façon tragique.

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Mon avis :

Un récit touchant dans lequel est raconté une magnifique histoire d'amitié véritable entre deux adolescents allemands, sous le reigne d'Hitler. Seulement l'un est juif et l'autre protestant dont les parents sont en relation avec le chancelier. Ce n'est pas un ouvrage sur la guerre, comme aurait pu penser certains, il reflète uniquement l'ambiance de la montée du nazisme avec les états d'âmes et émotions des deux adolescents. Une fin des plus poignante où l'espoir est d'autant plus vibrant. A lire, vraiment.

Ma note : 5/5

Ce livre a été lu pour le Challenge 2007.

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03 décembre 2007

Lolita

Par Vladimir Nabokov

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Quatrième de couverture :

"Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Doly à l'école. Elle était Dolores sur les pointillés. Mes dans mes bras, elle était toujours Lolita."

Lolita a été porté à l'écran par Stanley Kubrick en 1962, avec Peter Sellers, Shelley Winters et Sue Lyon, puis par Adrian Lyne en 1997, avec Jeremy Irons, Mélanie Griffith et Dominique Swain.

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Mon avis :

Un livre troublant et dérangeant... dont le style d'écriture mêle poésie et naïveté. L'histoire raconte les égarements d'Humbert, homme d'âge mûr, avec une fillette (nymphette) américaine de 12 ans. Tout est suggéré, sans description fallacieuse, avec des personnages manipulateurs et pervers. Cette façon poétique de raconter quelque chose d'immorale et d'intolérable m'a beaucoup plu.

Ma note : 4/5

Ce livre à été lu pour le Challenge 2007.

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27 novembre 2007

Le cercle des loups

Par Nicholas Evans

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Quatrième de couverture :

Hope, petite ville du Montana, est en ébullition. Un loup a dévoré un chien, celui de la fille de Buck Calder, une des personnalités les plus en vue de la localité. La vieille querelle qui oppose les éleveurs, qui se sentent menacés, et les défenseurs des loups est à son paroxysme.
C'est à ce moment qu'arrive Helen Ross, jeune zoologiste de 29 ans, chargée par le service de protection des loups de capturer les animaux pour les munir de colliers émetteurs. Les éleveurs avec à leur tête Buck Calder, s'opposent à cette mission, sabotent le travail d'Helen et n'hésitent pas à abattre les loups.
Helen trouvera en Luke Calder, fils de Buck, un précieux allié, mais elle devra affronter la haine de toute une communauté prête a tout pour chasser les loups de ces terres.

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Mon avis :

Un agréable roman où se mélange une histoire d'hommes et d'animaux mettant en scène une famille de loups méprisée par les habitants des environs. Nicholas Evans nous l'écrit, la nature doit être respecter même si, ici, le loup est un prédateur inquiétant certe, mais pas moins fascinant. La toile de fond nous transporte dans un décor de paysages fabuleux avec les grandes forêts, les rivières, les montagnes...
Un ouvrage qui permet quelques réflexions sur la vie et ses essentiels.

Ma note : 3/5

Ce livre a été lu pour le chalenge 2007.

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18 juillet 2007

La Voleuse de livres

Ecrit par Markus Zusak

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Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter.

Une histoire étrange et émouvante où il est question :
    - d'une fillette ;
    - de mots ;
    - d'un accordéoniste ;
    - d'Allemands fanatique ;
    - d'un boxeur juif ;
    - de vols.

"déconcertant, intriguant, triomphant et tragique, c'est un roman magistral à vous couper le souffle."  The Guardian

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Un passage profonfément beau et éloquent :

Liesel se dégagea de la foule et entra dans la marée humaine des Juifs. En se faufilant parmi eux, elle parvint à saisir le bras de Max avec sa main gauche.
Elle trébucha et le Juif, le sale Juif l'aida à se relever. Il dut y mettre toutes ses forces.
"Je suis ici, Max, répéta-t-elle, je suis ici.
- Je n'arrive pas à y croire..." Les mots s'écoulaient lentement des lèvres de Max Vandenburg. "C'est fou ce que tu as grandi." Ses yeux reflétaient une immense tristesse. "Liesel... ils m'ont pris il y a quelques mois." Sa voix se brisa, mais elle se traina vers Liesel. "A mi-chemin de Stuttgart."

Mon humble avis :

La couverture et surtout le titre fut pour moi une vrai raison de me procurer ce livre et je n'ai pas été déçut. L'histoire est incroyablement bouleversante. Les personnages sont vibrants. L'auteur retrace avec talent une partie de notre Passé infiniment douloureuse.

Ma note : 3,5/5

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28 mars 2007

Une fille comme les autres

Par Jack Ketchum

Un simple fait-divers dans l’Amérique des années cinquante. Dans une banlieue paisible où la vie est tranquille et ordinaire, une adolescente, Meg, et sa jeune sœur handicapée ont été placées chez une tante éloignée après le décès de leurs parents.
La tante a une certaine idée de l’éducation. Ses brimades, d’abord anodines, font vite place à des accès de rage, des caprices cruels, et bientôt un atroce supplice dans lequel elle entraîne ses trois fils, puis les autres garçons du voisinage.
L’un d’eux, pourtant, refuse de participer mais ne peut se résoudre à s’opposer à l’autorité de cette femme. Il sait qu’il doit prendre une décision d’adulte : faire un choix entre l’amour et la luxure, entre la compassion et le mal.

"Voilà l'essentiel, l'horreur encastrée dans la littérature authentique, une plongée dans la noirceur absolue, la face cachée de la tradition littéraire américaine."  Edward Bryant

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Mon humble avis :

Ce livre est insupportable. J'en ai encore froid dans le dos, j'ai faillit plusieurs fois rendre. Je me demande comment peut-on en arriver là ? Comment penser et faire ces monstruausités ? Comment peut-on être de tels animaux ?
Je conseille aux âmes sensibles de s'abtenir.

Ma note : 4/5

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